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2012/10/24

Le parti pris pro-gauche de la presse démontré en une seule phrase

Une brève de Philippe Bernard dans Le Monde va démontrer exactement de quelle manière la presse (tant américaine que française) est profondément et irrémédiablement partisane en faveur de la gauche. Et cela, en une seule phrase…

Lisez plutôt :
Les propositions de la commission [Simpson-Bowles] n'ont pas été adoptées et ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains, ces derniers accusant le président d'avoir fait capoter des négociations.
Cette phrase peut être coupée en deux parties :

• 1) Les propositions de la commission n'ont pas été adoptées ;

• 2) ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains (ces derniers accusant le président d'avoir fait capoter des négociations).

Pourquoi cette brève, pourquoi cette phrase, serait-elle partisane ?

Regardez les deux parties de la phrase : La première est au passif. La seconde partie est à l'actif, elle fait intervenir un jugement (masqué sous le couvert de la neutralité journalistique), et elle annonce où il faut attribuer la responsabilité d'un dérapage.

Pourquoi ce choix ?

Pour masquer la responsabilité de la gauche, c'est-à-dire le fait que (première partie) "Les propositions de la commission n'ont pas été adoptées" par… Par qui ? Par Barack Obama!

Une fois que la commission que "Barack Obama avait [lui-même!] créé, en 2010", a fait état de ses propositions, le même Barack Obama les a… ignorés ! (Il a donc ignoré les propositions de sa propre commission…)

Il y a par conséquent une raison éminemment légitime pour laquelle les républicains "accus[ent] le président d'avoir fait capoter des négociations" !

Pour Le Monde, par contre, il s'agit (à tout prix) de diaboliser et de matraquer les Républicains, donc d'eux seuls qu'on fait mention, et ce en leur attribuant la responsabilité — la totalité de la responsabilité — du capotage desdites négociations.

Comme le dit Instapundit :
DOESN’T FIT THE NARRATIVE: Democrats Literally Do Not Want To Debate Simpson-Bowles. “President Obama commissioned former Sen. Alan Simpson and former Clinton chief of staff Erskine Bowles to come up with a deficit reduction plan. When they delivered their plan, Obama ignored them and proceeded to rack up about $5 trillion in new debt for the nation. One might expect that the president’s actions could come up in the presidential debates this fall. But if several Democrats get their way, no questions about Simpson-Bowles will be asked.”
Have you noticed how they [how leftists] always try to rewrite the rules so that they can win without fighting?

• Voir aussi : Le parti pris anti-droite de la presse démontré en une seule phrase

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