There was an error in this gadget

2016/01/30

LA JUSTICE FINIT TOUJOURS PAR TRIOMPHER !

Heureusement que la police est là pour nous protéger.

C'est ainsi que les policiers au Québec ont (enfin) pu procéder à l'arrestation d'un invalide de 65 ans, nous apprend the Ottowa Sun (merci à Reason et Instapundit). Cela faisait plusieurs mois que le retraité bafouait la loi et, du coup, voilà que le règne criminel de Dan Smith prend fin.

En effet, Smith semble avoir tous les attraits d'un extrêmiste puisqu'il avait omis de… payer l'immatriculation d'un chat sur sa propriété et… (tenez-vous bien) refusait de le payer — prétextant que le chat était un animal sauvage qui venait manger à la maison de son (ex-)épouse. (Non, Monsieur Smith, désolé, contester que "Winnie" n'est même pas votre chat n'est pas une excuse valide, qu'allez-vous croire là!)

2016/01/24

Les PV, ça ne compte pas pour des prunes


Les PV, ça ne compte pas pour des prunes
écrit Erwan Benezet dans le Parisien.
En 2015, les 26 millions d'amendes délivrées sur la voie publique par les forces de l'ordre pour des infractions au Code de la route — vitesse excessive, alcoolémie, mauvais stationnement ou défaut de signalisation — ont en effet permis à l'Etat de récolter. .. 1,671 Md€ ! C'est ce qui ressort d'une étude de l'association 40 Millions d'automobilistes qui a compilé les chiffres officiels pour faire le point sur cette manne qui rentre dans les caisses de l'Etat. Sur cette grosse somme, 658 M€ proviennent directement des radars automatiques disposés le long des routes. Des montants astronomiques que les pouvoirs publics légitiment par le fait que cet argent sert à améliorer la sécurité des routes.

Sauf qu'en réalité, seul un tiers environ est consacré à l'entretien, la sécurisation ou la modernisation du réseau routier. Où va le reste de l'argent ? Une grosse partie, un quart environ, sert à... rembourser la dette de l'Etat. Pas grand-chose à voir avec la sécurité routière donc.

Plusieurs autres centaines de millions sont utilisés pour entretenir l'ensemble du système de contrôle sur les routes : cela va du coût d'envoi des contraventions par la Poste à l'entretien ou l'achat de radars, en passant par le programme de dématérialisation des amendes.

Un arsenal renforcé en 2016

Et ne vous attendez pas à une inversion de la tendance. …

2015/12/29

On nous vante sans cesse l'Europe et la construction européenne ; pourquoi alors ne pas étudier la sécurité routière de nos voisins ?

Plusieurs pays d’Europe font preuve de pragmatisme à travers une sécurité routière au service des citoyens
explique la Ligue des Conducteurs.
Bon nombre de mesures pourraient ainsi se substituer efficacement à la politique française du tout radar et de la sanction permanente.

Alors que les mauvais chiffres de la mortalité routière en 2015 mettent en lumière la politique inefficace d’un gouvernement qui n’utilise sans retenue que la répression, les politiques publiques de sécurité routière de plusieurs pays d’Europe suggèrent un éventail d’alternatives efficaces.
La majorité des pays européens ont limité la vitesse à 50 km/h dans leur agglomération. Alors qu’en France la nouvelle lubie des maires est de mettre en place une vitesse réglementaire de 30 km/h, certains pays comme la Pologne, modulent la limitation en fonction de la fluidité du trafic. En journée, avec une circulation très dense, la vitesse est limitée à 50 km/h. Entre 23 heures et 5 heures du matin, en revanche, avec un trafic fluide, la limite de vitesse autorisée est de 60 km/h. Les autorités s’adaptent donc au trafic et ne décrètent pas une baisse généralisée des vitesses sous couvert de faux arguments.

De plus, la Finlande ou la Lituanie ont mis en place des limitations de vitesse différentes l’été et hiver, au vu des conditions climatiques difficiles.

Dans cette logique d’adaptation à l’environnement, la Suède fait figure de très bon élève. Les autorités ont décidé d’agir sur la mortalité routière en transformant l’approche route/conducteur : c’est désormais le réseau routier qui s’adapte aux conducteurs et à leur comportement, et non l’inverse. En effet, comme l’erreur est humaine, il faut une route qui pardonne.

En adaptant le réseau à ces inévitables petites fautes d’inattention, on réduit les risques. Dans certaines zones particulièrement dangereuses, les routes à 2 voies ont été transformées en routes à 2+1 voies comprenant une glissière de sécurité sur le terre-plein central, les conducteurs peuvent ainsi doubler facilement et en toute sécurité. Les pistes cyclables sont bien séparées des routes empruntées par les véhicules, des zones protégées comprenant des ponts et une signalisation renforcée ont été installées pour permettre aux piétons de traverser les routes. Enfin, pour diminuer les sorties de routes, des bandes rugueuses sont crénelées dans l’asphalte des bas-côtés. Avec 2,9 morts pour 100 000 habitants, contre 5,3 en France, la Suède fait figure d’exemple.

Quel contraste entre une politique pragmatique au service des citoyens et un système français ultra répressif qui s'apparente de plus en plus à du "dressage" à coup de sanctions !

À la suite de chaque accident mortel, en Suède, une équipe spéciale mène l’enquête pour voir comment transformer la configuration des lieux et éviter ainsi un nouvel accident. En France, 37 % des causes d’accidents mortels ne sont pas résolues. Dès lors, quelle est l’utilité des commissions « Enquête Comprendre Pour Agir » ? Sont-elles actives ? Se réunissent-elles ? Les préfets les utilisent-ils ?

Les Pays-Bas sont également un modèle au regard de leur politique de « rues dégagées ». Contrairement à l'inflation de panneaux, d'interdictions et d'obstacles à la circulation – chicanes, dos d'âne, etc. – qu'on observe en France, ce concept consiste à limiter, voire à supprimer la signalisation en ville dans le but de réduire le nombre d’accidents, en responsabilisant les usagers de la route afin de les rendre acteurs de leur propre sécurité. C'est en mettant le conducteur, et non plus la règle, au cœur du système de sécurité, que le concept de "rues dégagées" permet de limiter les accidents. Ainsi, avec 2,8 morts pour 100 000 habitants aux Pays-Bas, soit un résultat presque 2 fois meilleur que celui de la France, cette politique devrait inspirer nos élus.

En 1992, la France a choisi de mettre en place le permis à points pour lutter contre la mortalité routière. Cette formule n’est pas une garantie d'efficacité puisque des pays comme la Finlande ou la Suède n’en n’ont pas et affichent pourtant de meilleurs résultats. Mais surtout, il y a, à l'intérieur même de cette formule, des procédés plus efficaces que la double peine (retrait de point et amende) systématique appliquée en France.

En Allemagne par exemple, le code de la route fait la différence entre une petite erreur et celle qui peut entraîner la mise en danger d’autrui. Ainsi, lorsque l’automobiliste dépasse de quelques km/h la vitesse autorisée, il paye une amende mais n’accumule aucun point sur son permis : le système de permis à point fonctionne à l’inverse du nôtre : les conducteurs allemands accumulent des points à chaque infraction. Pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h, pas de double peine. C’est pour une politique intelligente de ce type que se bat la Ligue de Défense des Conducteurs. En effet, en France 80 % des amendes liées à la vitesse concernent un dépassement de la vitesse de moins 20 km/h.

Enfin, pour une politique plus intelligente qui responsabilise les conducteurs, certains pays ont mis en place une formation qui se distingue par deux phases d’apprentissage. Après plusieurs mois de conduite suite à l’obtention du permis, le jeune conducteur revient confirmer ses acquis et peut ainsi par exemple, mieux analyser et comprendre une conduite sur circuit.  Former les jeunes conducteurs est crucial pour leur permettre d’acquérir la confiance nécessaire et surtout la responsabilité du conducteur qui s’adapte aux circonstances. L’exemple de l’Autriche et de la Finlande est en ce sens instructif. En Autriche, cette formation a ainsi permis, en quelques années, de faire baisser d’un tiers la mortalité des jeunes conducteurs. Des audits de conduite, une formation sur circuit pour favoriser notamment la prise de conscience des limites du système homme/véhicule/espace sont ainsi organisés.

Au regard d’exemples concrets, utilisons ces méthodes. La politique du tout radar ne fonctionne pas et des alternatives crédibles existent. Qu’attendent les responsables politiques pour mettre en place une politique de sécurité routière vraiment efficace ?

2015/12/07

As the FN Wins Big in the France's Regional Elections, the Question Arises: Is the Le Pen Party Extreme Rightist or Is It Actually a Reincarnation of the Communist Party?


As the Le Pen family's National Front emerges victorious from the first ballot in France's regional elections (check out Anne-Elisabeth Moutet's report in The Daily Telegraph), the head of a libertarian think tank warns that the Front National is not extreme right, as commonly depicted, but actually the direct opposite, i.e., nothing less than a modernized rehash of the Communist Party (merci à Carine).

GenerationLibre's Gaspard Koenig in Les Échos:
Si l'on en croit les sondages, le Parti communiste est en passe de dépasser aux prochaines élections régionales son score historique de 28 % réalisé aux législatives d'octobre 1946. Soixante-dix ans après « l'automne rouge », le voilà donc à nouveau aux portes du pouvoir, même si par une ruse dont l'histoire est coutumière il s'est glissé sous une peau d'emprunt : celle du Front national. 

Je fais partie des électeurs candides qui consultent les programmes des partis politiques. Celui que l'on peut lire sur le site du Front national, rejetant « la mondialisation ultralibérale » tout autant que « la dictature des marchés » ou « le dogme de la concurrence », pourrait être signé Maurice Thorez. Au-delà des promesses de circonstance sur le maintien des 35 heures, le retour de la retraite à 60 ans ou l'alignement de la fiscalité du capital et du travail, au-delà des envolées rhétoriques contre le grand capital ou pour le partage des profits, le FN propose, de manière cohérente et détaillée, une étatisation totale de la France.

 … Fer de lance de cette reprise en main : les fonctionnaires, dont les effectifs seront stabilisés, et le statut préservé - à condition toutefois de rester dans la ligne du parti : ainsi l'ENA devra-t-elle « veiller à recruter des hauts fonctionnaires patriotes » (sic). Enfin, clin d'oeil tragicomique à l'histoire, le FN promet de réorienter la politique étrangère française dans le sens d'une « alliance stratégique poussée » avec… la Russie !

 … Le drame, c'est que tous les grands partis français, de gauche comme de droite, restent aujourd'hui empreints d'une vague nostalgie pour l'économie administrée, et se gardent bien de critiquer le FN sur ce terrain. On peut y trouver toutes sortes d'explications. Jean-François Revel considère, dans « La Grande Parade », que le vocabulaire du socialisme porté par les élites dominantes a fait le terreau de la « pensée unique illibérale ». Plus radical encore, l'historien Robert Paxton, dans des pages trop peu commentées de son livre sur Vichy, voit dans le pétainisme la naissance du dirigisme à la française, qui continua d'imprégner les gouvernements d'après-guerre. Quoi qu'il en soit, il semble que le FN dise tout haut ce que les autres pensent tout bas : tout irait mieux sous le soleil de l'Etat.

2015/11/26

How Does the—Totally Unbiased—French Media Describe Nigel Farage and His UKIP Party Members? Le Monde Compares Them to Teenagers and to Clowns

Wondering how Le Monde's Marion Van Renterghem describes the UKIP leader (or how the MSM outlet did so last year, at least)?

Accompanying a picture where the "ultra-conservative" "ultra-capitalist" ("l'ultraconservateur" "ultralibéral") looks like a demented fundamentalist Sunday preacher and referring to the party's alleged "racist meanderings" ("les dérapages racistes du UKIP"), she compares him and his entourage to teenagers:
Between Farage and his aides, talking ill of Brussels is part of the big jokes that they get as little tired of as adolescents do of dirty stories.

Entre Farage et ses assistants, dire du mal de Bruxelles fait partie des grosses blagues dont on se lasse aussi peu que les adolescents des histoires de fesses.
Then, borrowing from Goscinny and Uderzo's Obelix, she concludes that
Nigel Farage is the populist Italian clown Beppe Grillo who's fell into a Tea Party à l'américaine with the posh accent of an English conservative. 
That's right. Very objective. And very unbiased.
Nigel Farage, c'est le clown populiste italien Beppe Grillo tombé dans un Tea-Party à l'américaine avec l'accent posh d'un conservateur anglais.

2015/11/23

On a reconverti les gendarmes en percepteurs d’impôts et pères Fouettard sur le bord des routes


À la DGSE aujourd’hui, il doit y avoir 4 500 à 5 000 personnes, dont 1 000 qui font de l’administratif
raconte Alain Chouet, ancien haut responsable de l’espionnage français qui a effectué toute sa carrière au sein de la DGSE, à Michel Delean suite aux attentats du 13 novembre (merci à Fab Rouv).
Le problème n’est pas tant les effectifs que la qualité et l’utilisation des effectifs, comme à la DGSI. J’ajoute qu’à la gendarmerie, il y a 80 000 personnes qui, à une époque, quadrillaient le territoire et parlaient à tout le monde. On les a reconvertis en percepteurs d’impôts et pères Fouettard sur le bord des routes, au lieu de créer un corps spécifique, une police des routes. Du coup, le maillage territorial du renseignement et la défense opérationnelle du territoire ont été affaiblis.

2015/11/22

En Grande-Bretagne, on ne cherche pas à faire de la répression aveugle contre les automobilistes


En Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse et pays de Galles), on ne cherche pas à faire de la répression aveugle contre les automobilistes
écrit Adrien Sallé sur ABC Moteur (merci à Pascal Vaubien).
Chez Abcmoteur, on vous avait déjà exposé cette approche grâce à ce reportage expliquant les méthodes anglaises en terme de sécurité routière. Le ministre des transports, Patrick McLaughlin, est clair : le but n’est pas de faire tirer des revenus des radars. Ils sont installées dans une optique de prévention. Ainsi, d’ici octobre 2016 les boîtes flasheuses installés sur les axes rapides (environ 200 caméras) devront être peintes en jaune pour être visibles de loin par les conducteurs.

L’idée est que plus le dispositif de contrôle de vitesse automatisé sera identifié à l’avance, moins il y aura de freinages brusques et donc de comportements à risques. C’est pendant les opérations de maintenance que le coup de peinture sera donné par la même occasion.

Pendant ce temps-là, les routes de l’Hexagone vont recevoir encore de nouveaux radars quand ceux déjà existants ne sont pas remplacés par d’autres plus perfectionnés… et plus rentables.

2015/11/18

Selon la Commission Européenne, la répression des conducteurs serait-elle inefficace?

À quel point vos routes sont-elles sûres? demande la Commission Européenne.

Eh bien, sur 28 pays, la nation exhibant la pire répression des conducteurs sur le continent (j'ai nommé la France) comptait 53 morts par million d'habitants en 2014, venant en 15ème place et se trouvant au-dessus de la moyenne (50,5 morts par million d'habitants), tandis que le pays de la vitesse complètement libre sur autoroute (j'ai nommé l'Allemagne) en comptait 42, venant en 8ème place et se trouvant donc en-dessous de la moyenne.

Lire aussi : Une Limite de Vitesse Dangereuse, Desuète, et Vieille de 40 Ans

2015/11/13

L'Autobahn à vitesse complètement libre serait-elle plus dangereuse que les autoroutes françaises?


Seuls 300Km d’autoroute allemande sur 12000km ne sont pas limités. Et ces 300Km, qui sont largement sponsorisés par les géants de l’automobile, affichent des chiffres tenus secrets très mauvais en matière de mortalité.
Voilà ce que nous dirait la Ligue contre la violence routière (merci à Pascal Vaubien).

Le "seuls 300Km/12000km" n'est rien que le plus pur fantasme — évidemment!

Je fais régulièrement la route Paris-Copenhague (et inversément).

C'est très exactement 1208 km d'un "chez-moi" à l'autre (220 km en France, pour être précis, 190 en Belgique, 630 en Allemagne, et 170 au Danemark, 11h à 15 h de route selon le voyage).

Dans ma Polo, je roule régulièrement à 160/170 km/h en Allemagne (à 180, la petiote commence à peiner), sauf pour quelques portions (près des villes, lorsqu'il y a des travaux, etc, c'est parfois limité à 120 km/h, voire 100 et parfois 80 et même 60 km/h)…

Eh bien je considère que ces parties font au plus 10-15% de mon trajet très limité (la seule Autobahn A1) et que déjà là on est largement supérieur aux "seuls 300 km d'autoroute", un chiffre que je considère comme complètement fantaisiste.

Ou peut-être plutôt comme un vœu on ne peut plus pieux.

(Notez que seuls des Français avancent ces chiffres ; jamais ô grand jamais, ils n'ont fait venir un quelconque Allemand (sympathisant ou neutre, membre du gouvernement ou simple citoyen) pour confirmer ces chiffres, qui ne sont que — mais je me répète — le plus pur fantasme)

Dans un film d'Autonews montrant des Français (Leo Mingot, Jacques Warnery et Brieuc Sagalen) testant les Autoroutes allemandes à vitesse illimitée (avec une Peugeot 308 GTI), on apprend le chiffre d'autoroutes chez "nos cousins germaniques" où l'on peut "théoriquement rouler à n'importe quelle vitesse — même la plus élevée" — serait plus proche de 66% du réseau.
[Minute 02:40] Une liberté qui n'aurait pas de conséquences néfastes sur la mortalité routière, puisque, selon la Commission Européenne, en la matière, la France comptait 53 tués par million d'habitants en 2014, alors que l'Allemagne, elle, en comptait 42.
Par rapport aux gens protestant qu'il y a une division de culture et que les Français n'auront "jamais la mentalité routière des allemands," Barbara Rousselle ajoute
Arrêtez de dire que c'est la mentalité des Français qui est à l'origine des problèmes d'autophobie de ce pays. Je roule souvent en Allemagne au Luxembourg et en Belgique.Vu les difficultés croissantes mises en place ces dernières années en France, je pense qu'au contraire le Français se démerde pas trop mal au volant. Ses oublis ou ses manquements ne sont que le résultat de la répression que nous font subir depuis quelques années nos chers gouvernants et leurs sous fifres bien obéissants et/ou corrompus.Qu'ils abaissent encore la vitesse et vous verrez que les comportements à risque seront inversement exponentiels !!!
Lire aussi : Une Limite de Vitesse Dangereuse, Desuète, et Vieille de 40 Ans

2015/11/12

Une Limite de Vitesse Dangereuse, Desuète, et Vieille de 40 Ans

    Non seulement il y a un racket certain avec les radars, mais on pourrait en plus accuser le gouvernement d'entraver son rôle attitré (la protection de la population) et de rendre la route plus dangereuse pour tous.

    La première cause de mortalité sur les autoroutes, en effet — ces routes qui sont les plus sûres du pays —, ce n'est nullement la vitesse mais la somnolence.  Or, quelle est la cause de la somnolence si ce n'est une limite de vitesse soporifique ?

    De quand date cette limite de 130 km/h ? Des années… 1970. Les autos n'auraient-elles pas évolué technologiquement depuis plus de 40 (!) ans ?! (Comparer les téléphones de l'époque — tournez-le, ce cadran! — avec les smartphones d'aujourd'hui…) Et par ailleurs, pour quelle raison la limite a-t'elle été instaurée ? Pour "la sécurité (de tous)" ? Non, pour des raisons purement économiques (le choc pétrolier)…

    Un mot pour les ceux qui défendent machinalement les autorités, j'ai nommé les YAKAS (y'a qu'à se taire et respecter la limite de vitesse, y'a qu'à jamais dépasser 130, y'a qu'à passer 2-3 heures de plus sur la route (tout en accroissant le nombre de véhicules sur lesdites routes et donc les risques d'un embouteillage en plus du danger d'un accident), y'a qu'à pas s'endormir au volant, y'a qu'à jamais être en retard, y'a qu'à payer les contraventions avec humilité, etc…) : la pensée, le véritable désir des YAKAS — qu'ils soient parmi nos dirigeants ou parmi la population —, c'est que les citoyens sont, ou qu'ils devraient devenir, des pantins, des robots.

    Avec les airbags, les systèmes de freinage ABS, et autres modernités, une limitation raisonnable sur autoroute devrait être autour de 150—160 km/h (50 en ville, bien entendu, pour la vie des piétons), voire être sans restrictions comme chez nos voisins allemands qui n'ont nullement une mortalité plus élevée sur Autobahn qu'en Hexagone. (En fait, au contraire : selon la Commission Européenne, la France comptait 53 tués par million d'habitants en 2014, alors que l'Allemagne, elle, en comptait 42.)

    La bonne conduite (et donc la sécurité), pour toute personne utilisant son cerveau et son bon sens (pas pour un robot), c'est :
1) regarder principalement la route et
2) faire attention aux objets qui bougent
(autres véhicules, passants, animaux…)
— qui signalent êtres humains ou êtres vivants…

    Ce qu'exigent les YAKAS, c'est :
1) regarder principalement l'intérieur du véhicule
(le tableau de bord et ses tachymètres) et
2) faire attention aux objects fixes (panneaux
de signalisation etc…) sans âme et sans vie…

    Laquelle des deux conduites est la plus intelligente ?
Lequel des deux conducteurs est le plus compatissant envers autrui ?

2015/11/04

Left's Journalism Hero Becomes France's Foremost Anti-Immigration Mayor


In a past life he was France’s leading advocate for journalists, fighting to spring them from dictators worldwide, a fearless defender of freedom of the press on four continents and a hero to free-speech advocates
writes Adam Nossiter in the New York Times.
That was then. Now, Robert Ménard, the man who founded Reporters Sans Frontières — Reporters Without Borders — has become a symbol of right-wing extremism in France.

No longer a journalists’ advocate but the mayor of the largest city under far-right control in France, he says there are too many immigrants in his town, too many veils, too many Muslim children and too much culture that is not French.

Mr. Ménard has ordered the laundry off the window ledges, the satellite dishes off the roofs and Syrian refugees out of public housing. He has counted the Muslim children in schools here — a strict no-no in secular France — and increased police patrols on horseback in this whitewashed old Mediterranean city of 70,000 people, high unemployment, high poverty, narrow stone streets and medieval churches.

“People feel like they are being replaced,” Mr. Ménard said an interview inside the 18th-century City Hall. “Immigration has become massive.”

For the far right in France, his tenure as mayor of Béziers has become a laboratory of sorts, watched with fascination by the country’s media, chagrin by liberal-minded opponents and glee by the National Front party of Marine Le Pen.

 … “We are the avant-garde of change in France,” Mr. Ménard, 62, declared in the interview.

  … to Mr. Ménard, it is all straightforward. He wants most if not all of the immigrants to go somewhere else.

“I don’t want this city to be majority-Muslim, at all,” he said. “There is a majority of the Muslim population that is incapable of living within the norms of this country.”

“I love this country,” he said, ticking off France’s prowess in literature, art and architecture, even its “way of looking at women. I am as attached to them as to my own eyes,” he said.

“The identity of this city is not a Muslim identity,” Mr. Ménard continued. “This is a problem of numbers. When you’ve got two-thirds of the kids in a school with Muslim names — that’s a disaster. Impossible. There’s no way you could want this.”

In September, he strode into public housing here, wearing his tricolor official sash — the French national colors — and accompanied by a retinue of aides, to accost a Syrian refugee wearing a Berkeley T-shirt.

In his carefully enunciated diction, Mr. Ménard told the bemused-looking refugee, “Sir, you are not welcome in this city.”

The episode was filmed and posted on YouTube by the City of Béziers.

 … Mr. Ménard founded Reporters Sans Frontières in 1985 with friends, and until he left it in 2008, was an uncompromising defender of free speech, becoming ever more so as the years went on, and even speaking up against the law silencing French Holocaust deniers like Robert Faurisson.

Mr. Ménard was born in French Algeria and was forced to leave with his family, along with millions of other Frenchmen, when the country gained independence in 1962 — a background critics say explains his hostility toward Muslim immigrants.
More on Robert Menard

2015/07/25

2015/07/24

"Les agriculteurs sont empoisonnés par toutes les réglementations et ils vivent aujourd’hui avec un stress permanent"

Le Dossier de Valeurs Actuelles :
“Arrêtez d’emmerder les Français !” 3/4
Excès de réglementation : « L’agriculture empoisonnée »

Dans les extraits suivants de l'entretien de Marie de Greef-Madelin avec Xavier Beulin (président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), demandez-vous si, éventuellement, on pourrait d'emblée remplacer les mots "agriculteurs/paysans" par les mots "conducteurs/automobilistes" :
Les agriculteurs sont empoisonnés par toutes les réglementations. … Cela peut paraître anecdotique, mais les paysans vivent aujourd’hui avec un stress permanent


2015/07/23

Cette hystérie prescriptive s’appuie presque toujours sur des études scientifiques mal comprises (voire manipulées)

Le Dossier de Valeurs Actuelles :
“Arrêtez d’emmerder les Français !” 2/4
« Fais pas ci, fais pas ça »
Santé, industrie, vie domestique : aucun domaine n’échappe au délire normatif de l’État. Si l’intention n’est pas forcément mauvaise, le résultat est une entrave à la liberté. Tour d’horizon de situations ubuesques.

 … Cette hystérie prescriptive … s’appuie presque toujours sur des études scientifiques mal comprises (voire manipulées)

2015/07/22

Rien ne symbolise mieux l’État Big Brother qu’un radar

Le Dossier de Valeurs Actuelles :
“Arrêtez d’emmerder les Français !” 1/4
L’automobiliste, bouc émissaire idéal
Rien ne symbolise mieux l’État Big Brother qu’un radar. Anonyme, automatique, présent de jour comme de nuit, aveugle aux circonstances particulières (sur une autoroute parfaitement dégagée, la règle est la même qu’à un moment de trafic dense), sournois (les 254 radars embarqués) et, de plus, hypocrite : c’est ainsi qu’une récente étude du journal Auto Plus révèle que les radars sont majoritairement situés non sur les emplacements dangereux, mais sur ceux qui sont “rentables”, « plus à même de remplir les caisses de l’État ».

2015/07/21

“Arrêtez d’emmerder les Français !”

Le Dossier de Valeurs Actuelles : “Arrêtez d’emmerder les Français !”
Limitations de vitesse, interdiction de fumer dans les lieux publics, “neutralisation” des paquets de cigarettes, standardisation des bouteilles d’alcool, interdiction du kit mains-libres au volant, injonctions alimentaires : “moins gras, moins sucré, moins salé”… Sans doute ces mesures, dont la liste n’est pas exhaustive, ont-elles été prises à chaque fois pour de bonnes raisons, qu’il s’agisse de sauver des vies — argument de santé publique — ou même “la planète” — le souci est alors écologique.

Les Français le concèdent volontiers et pourtant… ils n’en peuvent plus : trop de conseils, sans cesse rabâchés, trop de normes, trop de lois !
 

2015/07/09

Les Prisons de la Honte (une réalité française)…


Alors que les Français continuent à diaboliser les Américains pour leurs prisons et leurs manquements supposés dans le domaine des droits de l'homme, même Paris Match avait récemment un reportage sur Les Prisons de la Honte en Hexagone (une réalité française)…

2015/07/06

Votent à gauche, majoritairement, ceux qui ont intérêt à ce que surtout rien ne change, au détriment des plus jeunes et des plus pauvres


Votent à gauche, majoritairement, ceux qui ont intérêt à ce que surtout rien ne change, de nombreux fonctionnaires arrimés à leur statut mais pas seulement
observe Guy Sorman, en précisant que "La gauche me manque, vraiment" :
tout titulaire d'une rente de situation légale (taxis) ou de fait (entreprises à monopole) tient à une France immobile, au détriment des plus jeunes et des plus pauvres, ceux qui ne détiennent ni rente économique ni capital social. Tandis qu'une gauche libérale ou rationnelle rallierait ceux qui souhaitent à la fois le changement et l'équité.

2015/06/19

Dans une prison française on trouve un véritable "système de maltraitance des détenus" sous un adjoint à la tête d'un "système clanique" qui fait régner la terreur


Le rapport est effarant 
écrivait Franck Johannès il y a deux ans, alors que les élites françaises poursuivent régulièrement leur dénigration systématique de la justice américaine tout en donnant aux Yankees des leçons de savoir-vivre et de démocratie.
Un véritable "système de maltraitance des détenus" a été mis en place en 2009-2010 au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère, a révélé jeudi 4 juillet l'Observatoire international des prisons (OIP), en s'appuyant sur un long rapport de l'inspection des services pénitentiaires resté confidentiel depuis 2011. Treize personnes, pour la plupart des cadres, dont le directeur de la prison, n'avaient reçu à l'époque que des admonestations symboliques. Mais trois d'entre elles ont été suspendues en avril [2013], dans deux nouvelles affaires.
 … Le 24 mai 2010, les détenus refusent de regagner leur cellule «pour dénoncer la dictature d'un agent qu'on appelle "le Shérif"».  Pas de chance, c'est "le Shérif" qui est chargé de l'enquête disciplinaire. L'inspection estime que l'essentiel des abus vient d'un certain Z., l'adjoint du chef de détention, qui, appuyé par quelques gaillards musclés a «mis en place un système clanique" et fait régner la terreur.

2015/03/30

Aujourd'hui nous avons toutes sortes de "crimes régulatoires" dans lesquels l'intuition du bien et du mal ne joue aucun rôle, mais pour lesquels les pénalités peuvent être sévères


"Tout citoyen est censé connaître la loi" ?!
Quand nos propres élus ne connaissent pas le nombre de lois qui existent, comment peut-on s'attendre à ce que les citoyens les suivent ?!
L'article de Glenn Reynolds d'Instapundit vient de l'étranger, d'outre-Atlantique, mais demandez-vous s'il n'y a pas de similarités avec le vieux continent et l'Hexagone…
Alors que les crimes à l'ancienne exigeaient normalement une attitude mentale de culpabilité — on devait savoir qu'on faisait quelque chose de mal — les [crimes modernes, les] crimes régulatoires n'exigent pas qu'on sache qu'on enfreint la loi 
— par exemple, sur une autoroute vide d'autos, où (comme d'habitude) l'on regarde la route et les environs et où l'on ne se préoccupe pas de regarder le tableau de bord
Il y a un siècle ou deux, la plupart des crimes étaient des crimes traditionnels — le viol, le meurtre, le vol, et tout ce que tous savent est mal — aujourd'hui nous avons toutes sortes de "crimes régulatoires" dans lesquels l'intuition du bien et du mal ne joue aucun rôle, mais pour lesquels les pénalités peuvent être sévères et élévés.
— par exemple, perdre son permis de conduire et donc son boulot, pour (il est vrai) un nième dépassement de vitesse, mais un dépassement sans gravité où on n'a fait de mal à personne, il n'y a aucune victime.

2015/03/19

"Il y a mensonge d'État : Le code de la route est figé dans le marbre depuis 50 ans"

Sécurité Routière : La fin du "tout répressif"? Bernard Darniche, président de l'association Citoyens de la Route ; Florence Lagarde, rédactrice en chef d'autoactu.com ; et Didier Laurent, directeur de la rédaction à l'Argus, s'expiment (très bien) à l'émission Direct Auto sur Direct 8 (vidéo de Pour stopper la propagande de Chantal Perrichon, LCVR, merci à Dany Nicole Cool).

2015/03/18

Following the Charlie Hebdo Massacre, the Le Pens' Front National Is Back in the News


Marine Le Pen … who campaigns on an anti-immigration and anti-European platform, is increasingly seen as a serious presidential candidate in the 2017 elections
writes Susan Dominus in a lengthy New York Times Magazine piece…
 … a recent poll found that if Le Pen ran for president now, she would finish ahead of all presumed contenders, including Nicolas Sarkozy, a conservative former president of France, and François Hollande, the current Socialist president. Much of her party’s support comes from regions far from Paris, in areas gutted by deindustrialization or in tiny towns struggling with budget cuts and trying to keep traditional village life going
There are many who find good things to say about France's Front National — notably the party's attempt to get rid, or to diminish the number, of the repressive and extortionate radars ubiquitous on all the country's highways — but just because the party is said to be a part of the right should not let people forget such things as the fact that Marine Le Pen is a critic of the free market and an interventionist in favor of a strong state (like all the other politicians) — having indeed said that "Obama is way to the right of us” (!) — and that France ought to "turn its back" on the American "hyper-power" and "turn towards Russia" and its leader, Vladimir Putin.

Indeed, the New York Times' Susan Dominus writes that
Both anti-establishment and populist, the National Front has cast itself as a party for the little people, with a mix of proposals that confound current American notions of right and left. Its platform calls for the preservation of local services, protectionist trade policies and higher taxes on the rich…

Vincent Pons, a French academic [and] a campaign expert — a company he founded provides technological support to candidates — reminded me how difficult it is to map basic American assumptions onto the French political landscape. “In France, officially, we don’t have race,” he said; it is illegal, for example, to ask about race or religion on any government form. “We just pretend that race does not matter, but it’s this crazy thing — of course it matters,” he said. “There are no statistics, so you can make no policy around it. But even if you tried, you’d be accused of making too much of race.”
Dans l'émission Toutes Les France sur la chaîne France Ô, Erwan Lecoeur et François Durpaire débattent Alexandre Del Valle et Jean Robin sur le sujet "FN et Pouvoir (Si Loin, Si Proche)". Ce dernier, éditeur d'Enquête & Débat, essaie de dénoncer la censure généralisée.


Toutes les France 1ère (dernière?) télé Jean Robin par enquete-debat

2015/03/17

Débat à la télé sur le Front National

Dans l'émission Toutes Les France sur la chaîne France Ô, Erwan Lecoeur et François Durpaire débattent Alexandre Del Valle et Jean Robin sur le sujet "FN et Pouvoir (Si Loin, Si Proche)". Ce dernier, éditeur d'Enquête & Débat, essaie de dénoncer la censure généralisée.

Mise à jour : Following the Charlie Hebdo Massacre, the Le Pens' Front National Is Back in the News

Toutes les France 1ère (dernière?) télé Jean Robin par enquete-debat

2015/03/10

Les Décodeurs : Le Monde Starts a Fact-Checking Department

Taking its cue from across the Atlantic, Le Monde had introduced a fact-checking department, Les Décodeurs, to get back to facts.

The team boasts a charter.

Just like in MSM America, as can be seen in its special 40 Urban Legends piece, the Décodeurs' rule seems to be much more to expose and fight against the ideas and policies of the right than their equivalents of the left (little if anything on, say, global warming)…
 '

2014/12/03

L'Attraction du Vide, le dernier roman de Bertrand Latour


Parution du livre de Bertrand Latour, L'Attraction du Vide, aux Éditions Tatami.
L'ATTRACTION DU VIDE(Tatamis, 2014)L'HISTOIRE CRUELLE ET DÉSOPILANTE D'UN ÉCRIVAIN MAL ENGAGÉ

Trois romans publiés, trois échecs retentissants : Vincent Marchal est un écrivain aux abois.
Véritable autiste du réseautage, il n'arrive pas à se faire la moindre relation dans l’édition et
dans les médias où ses livres n'ont aucune chance d'avoir de la visibilité.
Il faut dire aussi que les flics de la pensée, gardiens du politiquement correct,
ne semblent guère apprécier les libertés qu'il prend avec les grandes valeurs de l'époque.
En contrepoint de cet éternel loser, Xavier Courtils est, lui, un auteur à succès
tout ce qu'il y a de respectable, d'autant qu'il est également éditeur et journaliste.
Pourtant une seule chose lui manque qui couronnerait sa déjà brillante carrière :
un grand prix littéraire. Il y travaille.
Alors qu'au cours d'un atelier d'écriture qu'il anime à la prison de Nice,
il sympathise avec un détenu, jusqu'où Vincent Marchal sera-t-il prêt à aller pour que
son prochain roman ne soit pas encore un échec ?
Et alors qu'une virulente cabale est montée contre lui,
jusqu'où Xavier Courtils sera-t-il prêt à aller pour décrocher le Prix Renaudot ?

À travers les destins croisés de deux hommes, L'Attraction Du Vide
nous précipite au cœur de l'incroyable machine à broyer les artistes
et à fabriquer des imposteurs qu'est devenue la littérature française.

teaser : L'attraction du vide, de Bertrand... by enquete-debat

2014/11/13

On veut produire des voitures, mais on veut dissuader les individus de les utiliser et donc de les acheter !


Pour illustrer les absurdités des décisions publiques de son époque, le grand économiste français du début du XIXe siècle, Frédéric Bastiat, prenait l’exemple de la construction à grands frais d’une ligne de chemin de fer entre Paris et Bruxelles afin de faciliter les transports de personnes et de marchandises. 
C'est ainsi que Pascal Salin commence ses propos sur « La guerre contre les automobilistes : destructrice et immorale ». Le Professeur émérite d’Economie à l’Université Paris-Dauphine poursuit :
Mais une fois la ligne achevée, l’Etat engage de  nouvelles  dépenses  pour  entretenir des  douaniers  chargés  d’empêcher  ou de  freiner les  échanges  de  marchandises. Si Frédéric Bastiat était encore en vie, la période actuelle lui fournirait bien des exemples d’absurdités de ce genre.

Ainsi,  les  gouvernements  français  sont généralement  soucieux  de  maintenir l’activité  de  la  production  d’automobiles,  comme  en  témoigne  l’absurde « prime  à  la  casse »  décidée  en  2010.

Cette mesure a certes stimulé les achats de  voitures  pendant  une  courte  période,  mais  le  rajeunissement  du  parc automobile  qui  en  a  résulté  conduit maintenant à une diminution des achats et  a  essentiellement  eu  pour  conséquence  d’introduire  de  l’instabilité  dans la  production  d’automobiles.  Toujours est-il  que,  parallèlement  à  ce  désir  de maintenir  ou  d’accroître  la production  d’automobiles,  les  gouvernements inventent une série de mesures destinées  à  décourager  les  automobilistes et à les inciter à renoncer à l’usage de la voiture. Ces mesures sont  bien  connues,  qu’il  s’agisse  du permis à points, des contrôles radars, mais  aussi  de  décisions  plus  ponctuelles comme celle qui, à Paris, consiste à supprimer la voie sur berge sur la rive gauche de la Seine de manière à créer des embouteillages censés être dissuasifs pour les automobilistes.

On veut donc produire des voitures, mais on veut dissuader les individus de les utiliser et donc de les acheter ! Les gouvernements sont ainsi victimes d’une erreur intellectuelle fréquente : celle qui consiste à se focaliser sur la production et à ignorer ou mépriser les besoins humains.

Or les êtres humains sont tous confrontés au même problème, celui de la rareté du temps. Ils sont par ailleurs des êtres sociaux, c’est-à-dire qu’ils vivent grâce à leurs rapports les uns avec les autres. Mais aller au-devant d’autrui, aussi bien pour des échanges commerciaux qu’affectifs, cela demande du temps et il est donc rationnel de chercher à réduire le plus possible le temps occupé aux déplacements. C’est bien pour cela que l’automobile a été inventée et on doit la saluer comme l’une des plus grandes réussites de l’esprit humain dans l’Histoire de l’humanité.

L’automobile est un extraordinaire instrument de développement économique parce que le progrès n’est pas possible si l’on ne recourt pas à l’échange; or, l’usage de l’automobile facilite les échanges et, en économisant le temps, il permet aux êtres humains de se consacrer davantage à d’autres tâches productives.

L’automobile est par ailleurs un extraordinaire instrument de liberté parce qu’elle permet à chacun de se déplacer à n’importe quel moment et rapidement.

Mais c’est peut-être, malheureusement, parce qu’elle est un instrument de liberté individuelle que l’automobile déplait à tous les législateurs et règlementeurs qui veulent contrôler la vie des autres, ce qui les conduit par exemple à affirmer qu’il faut donner la priorité aux transports en commun. Pourtant, les transports en commun ne donneront jamais à leurs utilisateurs les satisfactions que procure le véhicule  individuel.

Celui-ci est une sorte de petit abri où se retrouve la famille; il donne une incomparable souplesse pour effectuer toutes les activités que l’on peut prévoir dans une journée en des lieux fort divers; il permet de transporter facilement  tous les objets dont on a besoin. Freiner l’usage de la voiture individuelle représente donc un coût considérable pour les individus et les familles.

 … le critère du gain de temps conduit à rechercher une vitesse élevée, tandis que le critère de la sécurité incite à modérer la vitesse. Comment arbitrer entre ces deux exigences ? Il ne peut pas y avoir de réponse objective car la détermination d’une vitesse optimale relève normalement des préférences des êtres humains. Le  problème n’est donc pas de savoir s’il faut arbitrer entre ces deux critères, mais de savoir qui doit effectuer les choix correspondants ? Malheureusement, les hommes de l’Etat considèrent que les citoyens sont incapables de faire ces choix et qu’il convient de les faire à leur place. Ils déterminent donc de manière totalement  arbitraire des limites de vitesse censées être valides en toutes circonstances et pour tout le monde. Pourtant conduire une automobile ne devrait pas consister à obéir  passivement à des obligations arbitraires, mais à adapter continuellement sa  conduite à ses propres capacités et aux circonstances concrètes des lieux et des voies de communication où l’on se trouve.

En retirant aux citoyens ce droit à décider et à faire leurs propres choix, les autorités publiques empêchent les êtres humains d’agir selon leur propre nature, c’est-à-dire d’être des individus responsables.

Etre responsable c’est supporter soi-même les conséquences de ses propres décisions. C’est pourquoi le système par lequel la vitesse « optimale » est déterminée arbitrairement et imposée par des autorités publiques au lieu d’être l’objet de décisions individuelles prises par des personnes responsables est profondément immoral par principe.

Mais il a aussi des conséquences pratiques regrettables.

Ainsi, dans son souci d’éviter les sanctions pour excès de vitesse, un conducteur est incité à regarder son compteur de vitesse ou à rechercher s’il n’y a pas des radars cachés au bord des routes, au lieu de se concentrer sur ce qui devrait être sa priorité : regarder la route, repérer les conducteurs situés dans la même zone que lui, évaluer les dangers.

A cela s’ajoute un climat de stress préjudiciable, dû à la crainte de ne pas se conformer aux prescriptions de vitesse.
 
On peut d’ailleurs le signaler au passage, de nombreuses études ont montré que la vitesse n’était pas la cause d’accidents la plus importante par rapport à d’autres causes. Mais les pouvoirs publics donnent la priorité à ce qui est le plus facile à contrôler, la vitesse, du fait de l’existence des radars. Et ils peuvent ainsi facilement prélever des amendes auprès des conducteurs.

L’excès de vitesse est une cause majeure de retrait de points et de perte de permis de conduire. Or, ce faisant, les autorités publiques portent une grave atteinte à ce qui devrait être – et qui a été dans le passé – un des principes essentiels du Droit. Si un conducteur a dépassé la limite de vitesse administrative sans causer un quelconque dommage à autrui, il n’y a aucune raison de le sanctionner, sous prétexte qu’il représenterait un facteur de risque.

Si l’on voulait bien le considérer pour ce qu’il est – un être humain responsable – on devrait lui permettre de faire ses choix de conduite librement, mais, bien sûr, le sanctionner s’il crée un dommage à autrui par suite d’un « excès de vitesse » ou pour toute autre raison.

Il serait temps que l’on revienne, vis-à-vis des automobilistes, à une attitude plus conforme aux principes éternels d’une société civilisée. Les défendre ne doit pas être considéré comme la simple satisfaction d’intérêts catégoriels, mais comme le retour non seulement  à l’efficacité économique, mais aussi à une véritable éthique.

2014/11/12

Les Américains ont voté pour encore plus de croissance économique et contre les promesses étatistes

Quelles sont les explications de ce terrible revers dans un contexte économique positif ?
demande Nicolas Lecaussin.
Les Américains ont voté pour encore plus de croissance économique et contre les promesses étatistes. Les candidats républicains au poste de gouverneur ont fait campagne en faveur des libertés économiques. Trois d’entre eux ont été réélus (Wisconsin, Michigan, Kansas et Floride), d’autres ont gagné pour la première fois (l’Illinois et le Maryland, état historiquement démocrate). Les électeurs ont réélu le gouverneur républicain Scott Walker (Wisconsin) pour avoir réduit au minimum le pouvoir des syndicats. Au Kansas, le gouverneur Sam Brownback a utilisé comme principal argument de campagne les baisses d’impôts qu’il a mises en place. Connu sous le nom de « Kansas Experiment », la méthode du gouverneur a consisté en une baisse massive des impôts (jusqu’à 40 % pour les impôts locaux) et même la suppression de la taxe foncière.

Le gouverneur du Michigan, Rick Snyder, a été réélu après avoir réduit les prestations sociales pour les chômeurs. En Floride, les électeurs ont voté à nouveau pour le gouverneur Rick Scott qui a baissé les impôts et s’est opposé à la hausse du salaire minimum. Plus de 500 millions de dollars de baisse d’impôts ont été votés en Floride à l’initiative de Rick Scott durant une campagne connue sous le nom : « It-s your money !’’ (« C’est votre argent »).

 … Enfin, contrairement à ce disent la plupart des médias français, avoir un président démocrate face à un Congrès républicain ne signifie pas forcément le blocage du pays jusqu’aux prochaines élections. Il suffit d e se rappeler que la grande réforme du Workfare a été réalisée en 1995 par Bill Clinton avec les élus républicains. C’est là aussi une preuve de la vitalité démocratique américaine.

2014/11/06

Le peuple américain repousse ce que la gauche française trouvait épatant, notamment l'assurance-maladie étatique de l'Obamacare


Oui, la victoire des républicains connue à Paris ce 5 novembre, doit être considérée comme une bonne nouvelle pour l'Europe
explique JG Malliarakis.
La poussée conservatrice continue par conséquent. Le peuple américain repousse ce que la gauche française trouvait épatant, notamment l'assurance-maladie étatique de l'Obamacare. Amplifiant les résultats de 2010, ce rejet n'a même pas été entravé par le phénomène Tea Party, supposé diviseur, sans doute surestimé.

 … Les amoureux de la francophonie trouveront-ils à cet égard leur compte à la vue des résultats de la 4e circonscription de l'Utah, où Mma Mia Love, nouvelle élue, est à la fois la première représentante noire républicaine, le premier élu d'origine haïtienne, son père portant le nom bien français de Jean Maxime Bourdeau.

Rappelons aussi que tout ce que l'on nous a enseigné sur le régime bipartisan, sur la séparation des pouvoirs, etc. fonctionne autrement que dans les cours et les manuels de Maurice Duverger ou dans les articles du Monde pour lesquels:
  • 1° républicains et démocrates c'est pareil (en fait c'est très différent)
  • 2° mais les bons sont les démocrates, évidemment, et les affreux sont les républicains (en fait c'est le contraire).
On ne doit pas se figurer non plus que cette configuration affaiblisse l'Amérique sur la scène internationale. Elle reproduit celle de la présidence Clinton, de novembre 1995 à novembre 2000, c'est-à-dire au moment même où l'on parlait d'une seule et unique "hyperpuissance" mondiale.

 … Certains craignent parfois, curieusement, en Europe, qu'une telle vague politique de ce parti prenne un tour "isolationniste". Telle était autrefois la marque des républicains. Ainsi, après leur victoire et l'élection de leur candidat Harding à la présidence en novembre 1920, avaient-ils refusé de ratifier le système mis en place sous l'influence du démocrate Wilson.

Est-il interdit de rêver ? On pourrait se demander d'ailleurs dans quelle mesure un moindre engagement de Washington dans la défense du Vieux Continent n'obligerait pas, au contraire, l'Europe à se réveiller et à prendre, enfin, la décision de consacrer les moyens nécessaires et de se défendre elle-même contre des périls grandissants ?

Malheureusement le problème de l'asservissement de l'Europe, aujourd'hui, ne vient pas d'outre-Atlantique. Il résulte d'abord de la veulerie décadentielle et déliquescente de nos classes politiques, de nos opinions publiques, de nos fabriques de crétins éducatives, etc.

Les commentaires que la presse parisienne consacre à ces élections américaines de mi-mandat font, de toute manière, plaisir à voir. Non seulement, en effet, ils traduisent le dépit de nos commentateurs agréés, mais ils semblent aussi refléter aussi l'ignorance des institutions et de l'Histoire politique des États-Unis.

Mentionnons à peine le travail préparatoire du "Monde". Dans un article en ligne le 4 novembre veille du scrutin, Élise Barthet collaboratrice de la rédaction parisienne prétendait expliquer :"Pourquoi les 'midterms' n'intéressent, selon elle, personne aux États-Unis ?".

Le but de cette désinformation consiste à délégitimer d'avance et à minimiser cette défaite de la gauche. Il ne s'agit plus de "ne pas désespérer Billancourt" puisque le problème, non résolu du parti socialiste aujourd'hui est de se défaire de sa "prolophobie". Cet objectif révélateur était avancé par l'illustrissime François Kalfon soutien de Hollande en 2012. Il s'agit avant tout de conforter la gauche caviar la plus intelligente du monde dans son rêve pourri d'un changement de peuple.

2014/09/06

Le libéralisme n'est pas une idéologie, mais une doctrine ouverte et évolutive qui s'incline devant la réalité au lieu de s'entêter à faire plier la réalité

Selon la personne qui l'utilise et l'endroit où elle le prononce, le mot « libéral » revêt des significations différentes
explique Mario Vargas Llosa dans Le Monde.
« AMANT DE LA LIBERTÉ »

Aux Etats-Unis, et dans le monde anglo-saxon en général, le mot « libéral » est connoté à gauche et se trouve parfois associé avec le reproche d'être un socialiste ou un radical. En revanche, en Amérique latine et en Espagne, on me qualifie de libéral – ou, pire encore, de néolibéral – pour me discréditer. La perversion politique de notre sémantique a transformé la signification originale du mot – « amant de la liberté », une personne qui se dresse contre l'oppression – pour en venir à désigner un conservateur ou un réactionnaire.

En Amérique latine, le libéralisme était une doctrine philosophique et politique progressiste qui, au XIXe siècle, s'opposait au militarisme et aux dictateurs, et réclamait l'instauration d'une culture démocratique et civile. Les libéraux furent persécutés, exilés, emprisonnés ou tués par les régimes brutaux qui, à de rares exceptions près, prospéraient alors sur l'ensemble du continent.

Au XXe siècle, c'est la révolution, non la démocratie, qui fut la principale aspiration des élites politiques d'avant-garde, une aspiration partagée par de nombreux jeunes gens qui ont voulu suivre l'exemple de la guérilla menée par Fidel Castro. Ce n'est que dans les dernières décennies du XXe siècle que les choses ont commencé à changer, et que le libéralisme a été reconnu comme quelque chose qui n'avait à voir ni avec la gauche marxiste, ni avec l'extrême droite.

DE PROFONDES DIFFÉRENCES PARMI LES LIBÉRAUX

 … Du fait que le libéralisme n'est pas une idéologie, mais une doctrine ouverte et évolutive qui s'incline devant la réalité au lieu de s'entêter à faire plier la réalité, il existe diverses tendances et de profondes différences parmi les libéraux. En ce qui concerne la religion et les questions sociétales, les libéraux qui, comme moi, sont agnostiques, favorables à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, et pour la décriminalisation de l'avortement, du mariage gay et des drogues s'attirent les critiques d'autres libéraux qui ont des opinions contraires. Ces différences de vue sont saines et utiles, car elles n'enfreignent pas les préceptes fondamentaux du libéralisme. …

LA LIBERTÉ, UNE VALEUR ABSOLUMENT ESSENTIELLE

L'économie à elle seule peut produire des résultats optimaux sur le papier, mais elle ne peut constituer un objectif à la vie. Certes le marché libre est le meilleur mécanisme existant pour produire des richesses et, correctement couplé à d'autres institutions et usages démocratiques, il peut porter le progrès matériel d'un pays à des niveaux spectaculaires. Mais c'est aussi un instrument implacable qui, sans l'élément spirituel et intellectuel que représente la culture, risque de réduire la vie à une lutte féroce.

Le libéral que j'aspire à être considère donc la liberté comme une valeur absolument essentielle. Ses fondements sont la propriété privée et l'Etat de droit. Ce système réduit au maximum les formes possibles d'injustice, génère mieux que tout autre le progrès matériel et culturel, contient le plus efficacement la violence et veille au respect des droits humains. Les libertés politique et économique présentent les deux faces d'une même médaille.

C'est parce que la liberté n'a pas été comprise ainsi en Amérique latine que la région a assisté à de nombreuses tentatives ratées d'instaurer la démocratie. Cela était dû, soit au fait que les démocraties qui ont émergé à la suite du renversement des dictatures respectaient la liberté politique mais rejetaient la liberté économique, ce qui a produit plus de pauvreté, d'inefficacité et de corruption, soit parce qu'elles ont mis en place des gouvernements autoritaires persuadés que seuls une poigne de fer et un régime répressif pouvaient garantir le fonctionnement du marché libre.

LE LIBÉRALISME EST TOLÉRANCE ET RESPECT DES AUTRES

Démocratie politique, liberté de la presse et marché libre sont les fondements d'une position libérale. Pourtant, ainsi formulées, ces trois expressions ont un aspect abstrait qui les déshumanise. Le libéralisme est beaucoup plus que cela. Il est tolérance et respect des autres, et notamment de ceux qui ne pensent pas la même chose que vous, pratiquent d'autres coutumes, adorent un autre dieu ou ne sont pas croyants.

Quand ils ont accepté de vivre avec des gens différents d'eux-mêmes, les hommes ont accompli un pas essentiel. Cette acceptation a précédé la démocratie et l'a rendue possible, contribuant plus que n'importe quelle découverte scientifique ou système philosophique à refréner la violence. C'est aussi elle qui a éveillé cette méfiance naturelle à l'égard du pouvoir qui, chez nous autres libéraux, est une sorte de seconde nature. Car si l'on ne peut pas se passer du pouvoir, sauf bien entendu dans les utopies anarchistes, il faut pouvoir le contrôler et le contrebalancer. …

LE PLUS GRAND OBSTACLE EST LE POPULISME

 … Plus que la révolution, c'est aujourd'hui le populisme qui constitue le plus grand obstacle au progrès en Amérique latine. Il y a bien des façons de définir le « populisme », mais la plus précise est probablement celle qui le tient pour un ensemble de politiques sociales et économiques démagogiques qui sacrifient l'avenir du pays au profit d'un présent éphémère. Avec une rhétorique enflammée, la présidente argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a poursuivi dans la voie des nationalisations, de l'interventionnisme, des contrôles, de la persécution de la presse indépendante, toutes politiques qui ont conduit au bord de la désintégration un pays qui, potentiellement, pourrait être l'un des plus prospères du monde.

Mais contrairement à une époque encore toute récente, ces pays sont l'exception et non la règle, et l'Amérique latine se débarrasse peu à peu, non seulement des dictatures, mais aussi des politiques économiques qui ont longtemps maintenu ses pays dans la pauvreté.

Même la gauche se montre aujourd'hui réticente à revenir sur la privatisation des retraites – instaurée dans onze pays latino-américains à ce jour – alors que la gauche nord-américaine, plus rétrograde, s'oppose à la privatisation du système d'allocations aux personnes âgées. Différents signes montrent que la gauche admet, sans le reconnaître, peu à peu que la voie du progrès économique et de la justice sociale passe par la démocratie et le marché, ce que nous autres libéraux avons longtemps prêché dans le vide